Les animaux, rois de la scène | Le Courrier d'Espagne
Mardi 07.02.2012

Les animaux, rois de la scène

Le Teatro Fernán Gómez accueille jusqu’au 10 janvier 2010, l’exposition «Animales a Escena», qui rassemble les plus beaux costumes d’animaux du théâtre, de la danse et de l’opéra.

Les costumes de La Flûte Enchantée. Photo: P. Lorette/Teatro Fernán Gómez

Les costumes de La Flûte Enchantée. Photo: P. Lorette/Teatro Fernán Gómez

Sur scène, les animaux ont souvent un rôle de premier ordre. La Flûte Enchantée, La Belle au Bois dormant ou encore le Lac des Cygnes en font par exemple les protagonistes de leurs histoires. Derrière ces animaux que l’on voit parler ou danser sur scène, il y a un élément d’une telle importance que l’on en vient parfois à l’oublier: le costume. Le Centre national des costumes de scène (CNCS), créé en 2006 à Moulins (Allier), a justement pour mission de conserver ces œuvres d’art, tout en leur rendant leurs lettres de noblesse.

Pour son inauguration, le CNCS se devait de «choisir un thème grand public, qui plairait à tout le monde», explique Delphine Pinasa, conservatrice du musée. Le choix se porta donc sur les animaux, thème à la fois abordable pour tous les publics et riche en matériel.

Trois ans plus tard, l’exposition «Bêtes de Scènes» s’installe au Teatro Fernán Gómez de Madrid et prend le nom de «Animales a Escena». L’occasion pour les madrilènes d’admirer les plus beaux costumes d’animaux ayant foulé la scène de la Comédie Française ou encore celle de l’Opéra Bastille, mais aussi de se rendre compte de l’importance que peuvent avoir ces déguisements.

L’exposition permet en effet d’admirer avec une proximité rarement permise ces œuvres d’art et de se plonger dans l’histoire du costume de scène grâce aux photos, aux maquettes et aux costumes qu’elle présente. Entre deux costumes, on s’aperçoit ainsi de l’évolution des morphologies, de la recherche constante de nouveaux matériaux et de l’inventivité des costumiers pour que tous les spectateurs puissent voir leurs œuvres dans les moindres détails, même loin de la scène.

L’autre préoccupation des costumiers est de parvenir à rendre leurs œuvres le plus proche possible de la réalité. Dans le cas des costumes du ballet «A la Rochelle, il n’y a pas que des pucelles» de la chorégraphe Régine Chopinot, le créateur Jean-Paul Gaultier a par exemple patiné les costumes pour donner à ses représentations des animaux de l’astrologie chinoise un aspect vieilli qui les rende plus réels. De même, l’aigle de la Flûte enchantée est fait de véritables plumes qui lui donnent un aspect on ne peut plus crédible.

D’une simplicité travaillée ou d’une complexité recherchée, chaque costume est différent. Nécessité de danser oblige, les papillons du ballet «le Fantôme de l’Opéra» de Roland Petit font par exemple dans la simplicité avec des tutus agrémentés de fines ailes qui rappellent le papillon. En face de ces silhouettes se dresse, impressionnant, le gigantesque costume d’inspiration japonaise de Rothbart, le cruel magicien du Lac des Cygnes.

L’exposition «Animales a Escena» compte également avec la participation du Teatro del Liceo qui présente certains des animaux qui ont servi dans le spectacle Soñando el Carnaval de los Animales. A côté d’un dinosaure grandeur nature et d’une tortue géante qui ressemble à s’y méprendre à une vraie, des écrans de télévision diffusent un extrait du spectacle qui permet de voir ces costumes sur scène, dans leur environnement normal.

Elodie Lestrade


Entrée Libre

Teatro Fernán Gómez, Plaza de Colón, 4
Du mardi au samedi de 10h à 21h. Dimanche et jours fériés, de 10h à 19h



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