Lanzarote, destination nature et farniente | Le Courrier d'Espagne
Mardi 07.02.2012

Lanzarote, destination nature et farniente

D’un côté, il y a les amoureux du froid polaire et de la neige pour qui l’on mesure la réussite des vacances d’hiver à la marque des lunettes de ski. De l’autre ceux qui ne s’épanouissent qu’au soleil et pour qui la vie ne vaut d’être vécue qu’à partir de 25ºC. Pour ceux-là, inutile de courir aux antipodes en rêvant des Caraïbes. Lanzarote, à un peu plus de deux heures de vol de Madrid, est un refuge idéal pour profiter toute l’année de la douceur du thermomètre dans un environnement à couper le souffle.

Le Gran Melia Volcan, situé au bord de la Paya Blanca est un resort paradisiaque. Photo X/Melia.

Le Gran Melia Volcan, situé au bord de la Paya Blanca est un resort paradisiaque. Photo X/Melia.

Perdue dans l’Océan Atlantique, face aux côtes meridionales du Maroc, Lanzarote est une perle relativement méconnue des hordes de touristes qui chaque année visitent les Canaries et lui préfèrent Tenerife ou Gran Palma. Elle ne reçoit donc que deux des douze millions de touristes qui visitent chaque année l’archipel. Pourtant, l’île est sans doute l’une des plus spectaculaires de l’Atlantique. Ce n’est pas pour rien si en 1993, l’Unesco la classe « Réserve mondiale de la Biosphère ». Surnommée « l’île de feu » ou encore « l’île aux 100 volcans », elle en abrite 25 rien que dans le magnifique Parc National de Timanfaya lieu de visite obligée avec ses cratères et ses vestiges des coulées de lave successives. Avec ses étendues de terre noire cendrée qui contrastent avec son sable blanc et le bleu turquoise de l’eau, Lanzarote mérite d’y passer quelques jours.
D’autant plus que l’offre hôtelière est excellente. S’il ne fallait retenir qu’une seule bonne adresse parmi les dizaines dont regorge l’île, ce serait celle du Gran Melia Volcan (C/ El Castillo 1, Playa Blanca. Tél. 928 519185. A partir de 140€ la nuit), un hôtel de cinq étoiles grand luxe comme un coin de paradis avec ses maisons blanches entourées de plusieurs piscines bordées de palmiers au bord desquelles siroter un cocktail. L’établissement renferme un « hôtel  royal » dans l’hôtel. Pour dîner, il suffit d’aller sur le port juste en face pour déguster une parillada de mariscos ou un Sancocho, le traditionnel ragoût de poisson de l’île. Le Gran Melia Salinas (Avda. Islas Canarias – Tél. 928 590 040) dispose de magnifiques suites juniors, immenses avec de très belles terrasses, mais il mériterait d’être modernisé et surtout insonorisé.
Dans les environs, les excursions ne manquent pas pour découvrir les curiosités de l’île. L’une des visites les plus prisées est celle des Jameos del Agua et de la Cueva de los Verdes, des paysages impressionnants formés à la suite de l’éruption du Volcan La Corona et aménagés par l’artiste de Lanzarote César Manrique en centres culturels avec auditorium creusé dans la roche volcanique, conciliant art et nature, développement économique et respect de l’environnement. A choisir, la Cueva de los Verdes est beaucoup plus intéressante que les Jameos del Agua, trop touristique.
Pour connaître le mode de vie des habitants, les villages pittoresques de Teguise, Haria et Arrieta valent une promenade.
Pour ceux qui souhaitent éviter les resorts touristiques et les plages trop bondées, il existe de nombreuses adresses pour des vacances écolos, dans la lignée du tourisme responsable et du développement durable. Dans ce cas, mieux vaut éviter Puerto del Carmen et lui préférer les plages Papagayo ou de Las Mujeres, ou encore les plages nudistes El Congrio et Los Pozos. Le reste de l’île regorge de plages sauvages et de paysages préservés d’une beauté à couper le souffle. Rien d’étonnant à ce que le prix Nobel de littérature José Saramago ou que l’écrivain français Michel Houellebecq aient été conquis par Lanzarote.
Pour dîner, le Neptuno (Centro comercial Neptuno, local 6, Teguise. Tél. 928 590 378 ) est un charmant restaurant de poissons  à Teguise.
La cuisine laisse la part belle aux poissons de l’Atlantique accompagnés de la traditionnelle sauce picante mojo, aux fruits de mer, saumon fumé et pointes de calamars. Le fromage de chèvre au lait cru se marie parfaitement avec les surprenants vins blancs locaux. D’ailleurs pour les amateurs de vins, une visite s’impose aux vignes de La Geria, protégées des coulées de lave par de petits murets de pierre qui servent aussi à retenir l’humidité de la nuit et permettre ainsi l’irrigation des pieds.

LCE



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