La solvabilité de l’Espagne mise en doute par l’agence de notation Fitch
L´Espagne perd un échelon dans le niveau de solvabilité de l´agence de notation Fitch. Une annonce qui touche un pays déjà affaibli par une dette conséquente, un taux de chômage proche de 18% et des investisseurs de plus en plus frileux.

La bourse espagnole en chute suite au recul de la note de solvabilité attribué à l´Espagne. Photo X/DR
L´agence de notation Fitch, une des trois grandes du secteur, a retiré vendredi dernier la note maximale attribuée depuis 2003 à la péninsule ibérique.Le niveau de solvabilité de l´Espagne passe du niveau le plus haut AAA à AA+, ce qui indique que la probabilité d´impaiement de la dette espagnole est presque nulle. Malgré les retombées négatives de cette nouvelle, Fitch indique que l´Espagne reste un pays solide financièrement, avec un taux d´épargne élevé et une économie diversifiée.
Pour le cabinet de notation, cette baisse se justifierait donc par les doutes émis sur la récupération économique : elle pourrait être plus lente que ne l´avait prévu le gouvernement de Zapatero, selon le quotidien espagnol El País. Un ralentissement dû à un fort taux de chômage, aux séquelles laissées par la crise immobilière et à une dette publique élevée.
Selon l´agence Fitch, le plan d´ajustement mis en place par le gouvernement espagnol, ne ferait que renforcer le ralentissement économique. Celui-ci prévoit de mettre en place des mesures d´austérité : diminution des salaires des fonctionnaires, réduction des investissements, gel des pensions. Cela représente au total une baisse des dépenses de 7,7% par rapport à 2010.
Cette notation qui est tombée peu de temps avant la fermeture de la bourse espagnole vendredi soir a accentué l’instabilité du pays sur les marchés financiers : le risque pays Espagne a augmenté avec les intérêts de la dette se montant à 4,2% par an pendant dix ans, contre 2,6% d´intérêt pour l´Allemagne, le pays de la zone euro où la dette est jugée la plus sûre. De plus, cette nouvelle entraîne une baisse de la monnaie européenne, par crainte cette fois d’une crise fiscale sur la zone euro.
C.O
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