Le 35e Prix Cervantes attribué à un auteur mexicain
Cette année, le jury du plus prestigieux prix littéraire hispanophone a choisi de récompenser pour son œuvre le mexicain José Emilio Pacheco.

José Emilio Pacheco est une des figures importantes de la littérature latino-américaine. Photo : X/ DR
Il a fait un des discours les plus courts jamais lus au Prix Cervantes. Son leitmotiv pendant toute cette cérémonie : « Je n’aime pas toutes ces choses officielles». José Emilio Pacheco n’est pas à l’aise avec ce qu’il considère comme des mondanités. Néanmoins, c’est avec émotion qu’il a reçu le Prix Cervantes des mains de Juan Carlos, le roi d’Espagne. Né il y a 71 ans à Mexico, José Emilio Pacheco fait partie des figures de la littérature latino-américaine, notamment pour ses poésies. Un recueil intitulé » Tarde o temprano » compile ses poèmes écrits entre 1958 et 2009. Les plus connus sont « El reposo del fuego » (1966), « No me preguntes cómo pasa el tiempo » (1969) o « Desde entonces » (1980). Toutes ces poésies lui ont valu l’année dernière le Prix Reina Sofia de la poésie ibéro-américaine. Tout au long de sa carrière, celui que l’on considère comme faisant partie des auteurs des années cinquante au Mexique, a reçu de nombreuses récompenses pour son oeuvre. L’auteur mexicain doit aussi sa célébrité à ses romans, ses essais et à son travail de journaliste.
José Emilio Pacheco fait partie du Collège National depuis 1986, et depuis quatre ans de l’Académie nationale mexicaine.
Le Prix Cervantes est le plus prestigieux dans le monde de la littérature latino-américaine. Il est même plus généralement considéré comme le plus important dans la littérature, après le Prix Nobel.
Plusieurs écrivains, dont le gagnant de la précédente édition, élisent chaque année l’heureux élu. La tradition veut que le prix soit remis par le Roi, à Alcala de Henares, dans la banlieue madrilène, le 23 avril, jour supposé de la mort de Miguel Cervantes, l’auteur de Don Quichotte. Auteur dont José Emilio Pacheco a rendu hommage, en déclarant « J’aurais aimé que le prix Cervantes revienne à Cervantes », faisant allusion à l’anonymat dans lequel le père de Don Quichotte a vécu jusqu’à sa mort.
C.F
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