Quand les côtes espagnoles étaient vierges… | Le Courrier d'Espagne
Mardi 07.02.2012

Quand les côtes espagnoles étaient vierges…

Sous-titré « Chronique graphique de la transformaton de la côte espagnole », le livre passionnant, Paraísos perdidos de Juan Pedro Bator, fait revivre les grands changements urbanistiques qui ont accompagné la naissance de l’industrie du tourisme en Espagne.

Il n’est pas si loin le temps où les côtes espagnoles étaient des terres vierges. Et pourtant, il s’avère difficile de reconnaître sur les clichés rassemblés par l’auteur Juan Pedro Bator le littoral sur lequel ont été construites les villes côtières que l’on connaît. Dans son fascinant ouvrage, « Paraisos perdidos », édité chez Saga Editoria, il dépeint les changements radicaux qu’a connus l’Espagne dans la seconde moitié du XXe siècle, au moment de la naissance de l’industrie des loisirs et du tourisme de masse.
Le livre s’oriente autour de plusieurs grands thèmes. Dans le chapitre Paysages, il compare les photos « avant-après » la construction de complexes hôteliers. Puis il présente les espaces naturels qui demeurent sauvegardés en Espagne avant de revenir sur l’architecture des espaces urbanisés. Enfin, le chapitre « loisirs/travail », dans lequel l’auteur dresse une chronique sociale de la vie sur les côtes espagnoles au début du siècle, clot ce passionnant ouvrage.

A gauche, vue aérienne de 1963 de la Manga del Mar Menor dans la région de Murcie. A gauche, vue aérienne de 1963 de la Manga del Mar Menor dans la région de Murcie. Photo Paisajes Españoles.

A gauche, vue aérienne de 1963 de la Manga del Mar Menor dans la région de Murcie. Photo Paisajes Españoles.

L'état actuel de cette frange méditerranéenne. Photo Paisajes españoles.

L'état actuel de cette frange méditerranéenne. Photo Paisajes españoles.

Exemple : La Manga del Mar Menor a perdu son caractère de paysage naturel pour devenir une frange méditerranéenne de 24 km de long entièrement dédiée au tourisme « sol y playa » où se pressent jusque 500 000 estivants. Promoteurs et constructeurs n’ont pas tenu compte de la géographie particulière des lieux lorsqu’ils commencèrent les constructions dans les années 70. Certains s’inquiètent aujourd’hui de la menace d’une possible montée des eaux.

S.M.

Paraísos perdidos de Juan Pedro Bator, Saga Editorial, 2009.



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