Agatha Ruiz de la Prada à l’Institut Français de Madrid

 -  -  110


« La Movida, en nombre del Padre, de los Hijos y del Todo Vale »

L’institut français d’Espagne à Madrid et Le Courrier d’Espagne présentent La Movida, en nombre del Padre, de los Hijos y del Todo Vale, de Magali Dumousseau-Lesquer. La présentation du livre se fera le mardi 5 février à 20h au théatre de l’institut français d’Espagne à Madrid.

Agatha Ruiz de la Prada, qui a signé la préface de l’œuvre, sera présente à cet évènement.  

¡Sólo se vive una vez!

¡Bendita frivolidad!

¡Madrid me mata!

 

Novembre 1975 : mort de Franco. Avec le décès du Caudillo, L’Espagne ouvre une décennie de folle transition qui l’emporte dans un tourbillon artistique sans précédent. Tous les champs de l’art sont touchés, de la photographie à la mode et au cinéma en passant par la musique, la peinture, le dessin. Cet incroyable élan pop, bigarré, glam et rock, apolitique aussi, est connu sous le label Movida, expression médiatisée au début des années 1980. En réalité, il commence à sévir dès le début des années 1970, avec la propagation d’une contre-culture punk restreinte au domaine musical (el Rrollo). À la fin de la décennie, il atteint d’autres domaines : la nouvelle vague, la nueva ola. Enfin, il se mue en un style plus pop, plus professionnel mais aussi plus commercial, la Movida à proprement parler, qui en est l’apogée mais aussi le terme. La Movida, au nom du Père, des Fils et du Todo Vale nous plonge au cœur de cette contre-culture espagnole. On y croise les petites et les grandes figures de ce kaléidoscope hybride et mouvant : la Ágatha Ruiz de la Prada, la chanteuse Alaska et ses différentes formations, Radio Futura, les photographes Ouka Leele et Pablo Pérez Mínguez, le dessinateur Ceesepe, le cinéaste Ivan Zulueta, les peintres Costus qui fondèrent la Factory où Pedro Almodóvar filme plusieurs scènes de son premier long métrage… Mais loin de confiner au catalogue,cette étude, issue d’une thèse de doctorat, analyse les traits distinctifs de la Movida, son joyeux art de vivre et sa quête identitaire et postmoderne.

LCE

comments icon Commenté 0 fois
0 commentaires
bookmark icon

Écrire un commentaire...