Bruxelles exige de l’Espagne qu’elle abaisse ses tarifs mobiles au plus vite

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La Commission Européenne a suspendu ce lundi les plans de régulation dans les télécommunications espagnoles, visant à repousser jusqu’en 2014, l’application de la réduction des tarifs. Bruxelles souhaite avant tout protéger les intérêts des consommateurs. La décision de Bruxelles d’avancer la baisse des prix des communications dans le réseau mobile Espagnol n’a pas été bien accueillie par les grands du secteur comme Telefonica ou Vodafone. Leurs représentants estiment qu’en Espagne,la Commission a agi avec une trop grande rigidité alors que 20 des 27 pays de l’Union n’ont pas encore réglé la baisse tarifaire. Seuls le Royaume-Uni, la France, l’Italie, la Belgique, la Hollande, le Portugal et l’Espagne s’en sont acquittés. Le retard accumulé signifie encore un an de prix inutilement élevés pour les utilisateurs de mobiles en Espagne, au moment où les consommateurs espagnols se trouvent déjà affectés sérieusement par la crise économique. Une harmonisation des tarifs C’est pour cela que la réglementation de l’UE exige, qu’au 31 décembre 2012,les tarifs mobiles soient fixés dans toute l’Europe selon son prix le plus bas sur le marché. En Espagne, ces tarifs sont actuellement beaucoup plus élevés car les géants de la téléphonie les ont augmentés pendant la crise. Par le biais de cette prolongation jusqu’en 2014, ils demandaient à protéger les intérêts du secteur de la téléphonie mobile en Espagne. Un secteur qui a bénéficié de trois longues années pour s’adapter. Selon Bruxelles, le plan proposé ne s’adapte pas aux principes et aux objectifs de la réglementation sur les télécommunications de l’UE, qui exige que les États membres créent de la concurrence dans l’intérêt des consommateurs. Bruxelles, qui ne partage pas non plus l’argument des opérateurs qui consiste à dire qu’une forte réduction des prix en décembre 2012, aurait un impact trop négatif sur le secteur. Les opérateurs ont maintenant 3 mois pour négocier un compromis avec la Commission et l’Organisme de Régulateurs Européens des Communications Électroniques(Orece). I.M

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