Ferrovial entre dans la procédure de privatisation du plus grand aéroport du Japon

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Madrid, 9 jan. (EP) Ferrovial est entrée dans la procédure lancée par le Japon afin de privatiser l’aéroport international de Kansai, au moyen de sa concession à une entreprise afin de l’exploiter et le gérer pendant une durée de 44 ans. La compagnie espagnole figure entre les vingt sociétés que le Japon a invité à présenter des offres, d’après la liste diffusée par la société gérant l’aéroport actuellement. Le cadre de l’intérêt du groupe présidé par Rafael del Pino vis-à-vis de cet actif consiste en la stratégie de croissance et d’expansion qu’il aborde actuellement, et dont l’activité aéroportuaire constitue l’un des principaux axes. Ainsi, Ferrovial, qui participe actuellement l’aéroport londonien d’Heathrow, concourt aussi au projet d’agrandissement et gestion postérieure de l’aéroport de Santiago du Chili. En outre, la compagnie a récemment acquis, à 50% avec Macquarie, trois aéroports régionaux britanniques et a réussi à entrer dans le ‘noyau dur’ d’Aena, opérateur espagnol achevant sa privatisation partielle. 17 MILLIONS DE PASSAGERS ANNUELS L’aéroport international de Kansai est l’un des plus importants au Japon et compte sur 17 millions de passagers annuels. Il est situé sur une île artificielle à 24 kilomètres d’Osaka, l’une des plus grandes villes japonaises, qui accueille en outre une importante activité industrielle. Il dispose de vols domestiques, bien que la plupart de ses trajets soient internationaux, avec des destinations en Chine, sud-est et centre du continent asiatique, Moyen Orient, Inde, Australie, Nouvelle Zélande, et quelques lieux en Europe et aux États-Unis, parmi d’autres. L’installation fut inaugurée en 1994 et la précédente (l’aéroport d’Osaka-Itami, opérant principalement les vols domestiques) est toujours opérationnelle. Le contrat de cession en concession de l’aéroport de Kansai entraînerait la gestion de cette autre installation. ENCHÈRE D’UNE VINGTAINE DE GROUPES Grâce à la privatisation de cette infrastructure, le Japon cherche à réduire sa dette de 12 milliards de dollars (environ 8,63 milliard d’euros) qu’elle accumule depuis sa construction, outre accroître le potentiel et la compétitivité des installations au moyen d’une augmentation des revenus et du nombre des passagers, grâce à sa gestion d’ « opérateurs et investisseurs expérimentés ». Afin d’obtenir ce projet, Ferrovial concourra avec les 18 autres sociétés internationales qui composent la ‘shortlist’, la liste des groupes qui satisfont les prérequis afin de participer à la procédure, diffusée par le Japon. Entre les concurrents de la société espagnole figurent six groupes nippons, parmi eux Orix Corporation, Sumitomo, Mitsui et Mitsubishi, les groupes australiens Macquarie, IFM Investors et AMP Capital Investors, l’italien Atlantia, le fonds nord-américain GIP, le français Vinci, l’indien GMR Infrastructure, et les aéroports de Manchester et Singapour. EUROPA PRESS – Le Courrier d’Espagne avec Sol Marzellier de Pablo (www.smtraductores.com)

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