L’Amérique Latine investit dans la banque espagnole

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L’Amérique du Sud continue de s’intéresser à la péninsule ibérique et d’y investir. Le secteur financier et bancaire est particulièrement concerné. État des lieux. Deux grandes fortunes du Venezuela, le banquier Tomás Niembro et l’homme d’affaires Isaac Sultán, ont décidé d’acquérir la BEF (Banco Europeo de Finanzas), aussi connue comme « banque andalouse des caisses d’épargne » et dont les actionnaires sont CaixaBank, UniCaja et BMN. La Banque d’Espagne a déjà donné son feu vert et l’opération devrait être finalisée la semaine prochaine. Les deux investisseurs veulent poursuivre les activités bancaires de l’entité, dont ils renforceront la présence par l’achat de 18 établissements de la banque Novanca (propriété de la Caja de Crédito Cooperativo) dans plusieurs villes de la communauté autonome de Madrid : Getafe, Leganés, Alcorcón et Móstoles. Un projet ambitieux qui ne serait qu’un début pour les hommes d’affaires qui veulent arriver en force sur le marché de la banque de détail en Espagne. Se démarquer de la mauvaise image des banquiers espagnols Ce n’est pas la première fois que les investisseurs d’Amérique Latine s’intéressent au secteur bancaire espagnol. Le groupe Banesco, également vénézuélien, a finalisé cette semaine le rachat de Novagalicia Banco, annonçant d’ores et déjà qu’il travaillait afin d’améliorer l’image de la marque auprès du public espagnol. Les investisseurs d’Amérique Latine veulent en effet redorer l’image du secteur bancaire en Espagne, et couper net avec toutes les rancœurs accumulées par la population depuis le début de la crise, des placements hasardeux proposés aux petits épargnants aux indemnisations scandaleuses versées aux dirigeants. Une rupture avec d’anciennes pratiques dont ils veulent faire une marque de fabrique pour ainsi redonner confiance aux espagnols et gagner rapidement des parts de marché.

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