Les capitaux de Prisa délaissés par les investisseurs étrangers

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Selon les informations transmises par l’Organisme Fédéral Américain de Réglementation et de Contrôle des Marchés Financiers, les investisseurs étrangers et en particulier les investisseurs américains délaissent les capitaux du groupe espagnol Prisa, Promotora de Informaciones Sociedad Anónima.   Depuis 6 mois, différentes banques ont commencé à se détacher des capitaux de la société espagnole. Goldman Sachs, la banque dirigée par Lloyd Blankfein, a réduit son nombre d’actions de presque 50%. Elle comptait 2,20 millions de titres à son actif au troisième trimestre 2012 contre 1,04 millions à la fin du premier trimestre 2013. Le 31 mars 2013, Goldman possédait un investissement dans la société Prisa d’une valeur de 1,15 millions de dollars. Cet investissement était de 4,19 millions à la fin du mois de septembre 2012. La banque suisse UBS a également choisi de réduire sensiblement ses investissements. Au début de l’année 2013, elle s’est séparée de 29.570 actions Prisa. Aujourd’hui ses parts s’élèvent à 713.815. Quant à Citigroup, elle s’est séparée au cours du premier trimestre 2013 de 386.648 des parts. Au même moment, d’autres fonds de taille plus modestes ont liquidé leur investissement dans la compagnie, entre autre Cheyne Capital, Wolverine Asset, FNY Managed Accounts y Financial Architects. Dans son rapport annuel, Prisa reconnait  avoir « une dette assez conséquente » et que ceci a pu affecter négativement son flux de liquide et sa capacité à mener à bien ses affaires. Prisa souligne que le paiement des dividendes pourraient être mis en danger compte tenu de la situation.   La société Prisa est née en 1976 avec la création du journal El País, aujourd’hui elle est présente sur les types de médias espagnols, les journaux AS, Cinco Días, la chaîne de télévision Localia, les radios Cadena SER et Los 40 Principales ou encore le groupe d’édition Santillana. La société s’est progressivement internationalisée en Amérique du Sud, aux États-Unis, au Portugal et en France, où elle est actionnaire à 15 % du groupe Le Monde.

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