L’heure est arrivée de dévaler les pentes enneigées

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Grenade, 5 nov. (EP) La station de ski de Sierra Nevada génère un mouvement économique de plus de 411 millions d’euros et plus de 8.500 emplois par saison, d’après l’Étude menée par le Département de l’Économie Publique et de la Globalisation de l’Université de Grenade (UGR), qui a été présentée mercredi à Grenade en présence du Conseiller de l’Éducation, de la Culture et du Sport, et Président de Cetursa Sierra Nevada, Luciano Alonso. Le Conseiller a souligné lors de son intervention que Cetursa Sierra Nevada « a réussi à situer notre montagne parmi l’élite des sports d’hiver au monde et être une société de référence dans notre environnement ». En outre, Alonso, qui a rappelé que l’ouverture de la prochaine saison est prévue le 29, a mis en exergue le fait que « depuis dix ans, elle investit grâce aux fonds générés par son activité, sans recevoir de transferts de capitaux », et qu’au cours des cinq dernières saisons, elle a assigné 46,8 millions d’euros en fonds propres qui en ont généré 74 au niveau du tissu productif andalou, d’après le rapport. L’auteur du document, le Professeur Juan de Dios Jiménez Aguilera, a expliqué au cours de sa présentation que trois conclusions peuvent dériver de l’analyse des données : l’efficacité économique d’une société comme Cetursa, qui utilise des fonds propres et ne requiert aucun transfert public ; que la station est devenue l’une des plus modernes et compétitives grâce à « l’effort investisseur constant » en de nouvelles infrastructures et de nouveaux services, tant en hiver comme en été ; et qu’elle a réussi à maintenir et consolider le niveau d’emploi qu’elle génère à chaque saison. D’après les résultats de l’Étude, Sierra Nevada génère un impact sur la propre station de 225 millions d’euros, de 49 millions à Grenade, plus de 30,4 millions dans les municipalités de la région métropolitaine, 7,1 millions dans d’autres municipalités de la province, 47,3 dans le reste de l’Andalousie et 51,7 millions dans celui du territoire national, parmi lesquels les voyages réservés et les dépenses touristiques dérivées, d’après les explications de Jiménez Aguilera, qui, traduisant les chiffres en pourcentages, a indiqué que cet impact représente 54% dans l’environnement proche de la station, 20% à Grenade et sa zone métropolitaine, et le reste dans l’ensemble composé par l’Andalousie et l’Espagne. L’effet multiplicateur consolide, d’après l’Étude, une Valeur Ajoutée Brute (VAB) de 194 millions d’euros, 175 desquels demeurent dans l’entourage immédiat. Ceci représente 1,94% de la VAB  en matière de services dans la région de Grenade, et 1,48 % de la VAB totale. Afin de maintenir cette production, 8.592 emplois sont nécessaires au cours de la saison, ce qui correspondrait à 4.515 emplois annuels, 1,6% des travailleurs de la région de Grenade. En marge des impacts positifs que les sports d’hiver et le tourisme de neige génèrent dans la région, l’activité de Cetursa elle-même créé des richesses, sous réserve d’employer les travailleurs résidant dans les 71 municipalités de la région, l’effet des revenus du travail demeure ainsi bien réparti. Annuellement, 2,5 millions d’euros retombent sur les travailleurs résidant à Grenade, 900.000 sur ceux résidant à  Güejar Sierra, 575.000 sur ceux résidant à Cenes de la Vega et 500.000 ou ceux résidant à Monachil. FOURNISSEURS DE 36 MUNICIPALITÉS L’Étude souligne également que Cetursa passe des accords avec des fournisseurs résidant dans 36 municipalités de la région de Grenade, ce qui génère activité et emploi. Elle reflète 2,1 millions d’euros annuels pour des entreprises situées à  Monachil et 2,3 millions à des sociétés situées à Grenade. En outre, l’Étude souligne qu’au cours de la période 2009-2013, Cetursa Sierra Nevada et Promonevada ont déboursé 3,8 millions d’euros en impôts à la Mairie de Monachil, un chiffre auquel il y a lieu de rajouter les impôts réglés par les sociétés qui développent leur activité grâce à la station, comme les commerces, les restaurants et les hôtels. Ainsi, l’Étude de l’UGR calcule que le groupe d’entreprises de Cetursa a réalisé une contribution moyenne annuelle de19, 05% aux recettes courantes du budget de Monachil pendant la période 2010-2012. L’Étude indique que, malgré le contexte économique difficile, le nombre de visiteurs de la station a maintenu des cotes similaires aux données des années précédentes. La saison dernière, 918.000 visiteurs purent profiter des installations de la station. « Une station qui maximise son impact économique sur l’environnement et offre une expérience de qualité que l’utilisateur souhaite renouveler est bien plus intéressante qu’une station saturée. D’après les données analysées, ce chemin est celui que parcourt Sierra Nevada », considère Jiménez Aguilera dans son rapport. En outre, à la vue des résultats, il est évident que le produit estival se consolide aussi peu à peu car lié à divers évènements sportifs et culturels, qui ont stimulé la vie de la station au cours des mois d’été et ont permis la création de nouvelles lignes d’activité par les dirigeants de la station. RESSOURCES PROPRES Cetursa développe une gestion de la station qui lui permet de fonctionner exclusivement avec les propres recours générés par son activité commerciale, donc, bien que son capital soit d’origine publique, elle ne créé aucune charge pour le contribuable. « En outre, tous les ans, l’excédent qui se génère est réinvesti dans la propre station, ce qui lui permet de consolider les investissements, de la moderniser et d’impulser l’activité des entreprises voisines. En conséquence, de manière autonome et sans frais pour le citoyen, Cetursa Sierra Nevada génère une activité qui représente environ 1,48% de la VAB régionale », met le rapport en exergue. L’analyse du profil du visiteur qui arrive à la station permet de constater que la base de clients de celle-ci s’est diversifiée, la présence d’étrangers est de plus en plus importante. 21,8% des skieurs et 38,6% des visiteurs viennent à Sierra Nevada pour la première fois. En outre, 88% des débutants manifestent leur désir de revenir, ce qui démontre un grand potentiel d’amélioration et l’accroissement des dépenses moyennes par skieur. En général, 95% des visiteurs affirment qu’ils reviendront. L’appréciation octroyée par les utilisateurs à Sierra Nevada est plus que positive : 96,8% affirment avoir satisfait leurs attentes. EUROPA PRESS – Le Courrier d’Espagne avec Sol Marzellier de Pablo (www.smtraductores.com)

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