O. Benielli, TBS à Barcelone: « Nous adaptons nos formations à l’évolution du marché »

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  Directeur de l’ESEC depuis 2003, devenu un an plus tard le campus barcelonais de la Toulouse Business School, Olivier Benielli souhaite consolider la place du campus en Espagne et au sein de la TBS. Interview. Quelle a été l’évolution du campus barcelonais de la TBS ces dernières années ? Elle s’est effectuée en plusieurs phases. En 2003, la TBS a repris l’école de commerce de Barcelone à laquelle nous participions en tant que partenaires pédagogiques. Et de 2004 à 2007, mon rôle a été de développer la même qualité pédagogique sur ce campus qu’à Toulouse. En 2007 et 2008, nous avons incorporé de nouvelles installations, passant de 800 mètres carrés à 3500 mètres carrés, afin de répondre aux standards de qualité que nous voulions offrir. Des enseignants-chercheurs ont été recrutés par le campus, alliant l’enseignement, à la recherche et le management académique. Et aujourd’hui nous initions une 3e phase avec une réflexion à l’horizon 2020 : quel sera le rôle du campus dans la stratégie du groupe, comment produire une valeur ajoutée pour nos étudiants, quelle orientation donner notre intégration dans le paysage de l’enseignement supérieur en Espagne ? Les formations proposées se sont-elles adaptées aux récentes évolutions du marché du travail en Espagne ? Oui, nous avons adapté nos formations, notamment en proposant certaines spécialisations. Nous offrons des modules sur les métiers du webmarketing et du social management. Notre modèle d’apprentissage permet aux étudiants de réfléchir et de mettre en pratique les enseignements grâce à des solutions concrètes. Ils effectuent également un stage chaque année. Beaucoup d’entrepreneurs regrettent que les écoles de commerce n’encouragent pas l’esprit d’entreprise et ne forment pas les étudiants en ce sens, est-ce aussi votre avis ? Les entreprises demandent, dans leur grande majorité, que nous formions des cadres efficaces et notre rôle est de proposer ce type de formation à nos étudiants. Nous avons toutefois une filière entrepreneurship à Barcelone. Nous avons aussi créé un incubateur pédagogique où les étudiants peuvent être accompagnés et financés à l’aide d’un soutin au niveau de la méthode et du suivi. Êtes-vous de ceux qui sont confiants quant à l’avenir économique de l’Espagne ? Oui, absolument et pour deux raisons. La première est que je vis en Espagne depuis 20 ans et que j’ai trouvé ici des gens heureux et enthousiastes, qui ont envie de faire des choses, prennent plaisir à les faire et à avancer. La seconde est qu’il existe ici une grande capacité de réaction, une grande capacité d’adaptation. La crise de 2008 aura pour effet de corriger les défauts culturels de l’économie espagnole qui, par exemple, s’appuyait trop sur le secteur de la construction. Il y a sans doute des difficultés en matière d’innovation, d’investissement, de recherche et de développement, mais l’Espagne est un grand pays qui saura surmonter ces difficultés. C’est difficile, il ne faut pas minimiser la souffrance vécue ici, mais je crois que l’Espagne a encore beaucoup de cartes en main pour nous surprendre.

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