Séville, majestueuse et envoûtante…

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La Giralda est le symbole de Séville et de ses influences à la fois musulmanes et chrétiennes. Photo S.Morel.
La Giralda et l’Alcazar, les symboles de la culture arabo-andalouse, l’ambiance passionnée des tablaos, les temples du flamenco, les hôtels romantiques, leurs patios fleuris et leurs orangers chargés de fruits, les calèches qui trottent dans les ruelles piétonnes médiévales, les bars à tapas et les restaurants de charme où la sangria coule à flot et le jamón fond dans la bouche… Deux jours à Séville, pour respirer un peu de l’âme andalouse. Avant la Feria de Séville et les processions de la Semaine Sainte…   Depuis Madrid, Séville n’est qu’à deux heures et demi de train. Rien n’empêche donc de s’offrir le caprice d’un week-end dans la superbe capitale andalouse. Deux jours, c’est bien sûr trop peu pour en découvrir toutes les richesses mais c’est suffisant pour se donner une idée de la beauté des lieux et savourer l’air envoûtant qui y règne. A condition de se laisser guider… D’abord, bien choisir son hôtel, de préférence dans le quartier de Santa Cruz et de la Judería. Là où les minuscules ruelles piétonnes sont ponctuées de charmants patios et d’orangers en fleurs. Las Casas de la Judería**** (Calle Santa María la Blanca, 5 – Tél.954 415 150. A partir de 100 euros la chambre double) est une merveille. Constitué de plusieurs demeures traditionnelles dont les plus anciennes datent du XVIe siècle, cet hôtel est fait d’une succession de patios colorés, de terrasses et de fontaines. Au sous-sol, dans les anciennes thermes, se trouve aujourd’hui un spa. Les chambres, au charme traditionnel offre tout le confort nécessaire. Seul bémol : le petit-déjeuner, servi en sous-sol à la lueur de néons blancs, n’est pas à la hauteur, ni des lieux, ni de son prix. L’idéal est donc de traverser la rue pour s’installer sur l’une des multiples terrasses de la vieille ville. Plus imposant mais d’une rare somptuosité, l’hôtel Alfonso XIII****GL (San Fernando 2, Tél.95 491 70 00. A partir de 200 euros la nuit) est un véritable palace. Construit à l’occasion de l’Exposition Iberamericaine de 1929, il reproduit à merveille le style mudéjar propre aux édifices emblématiques de la ville. La ville regorge de petits restaurants et de bars où savourer de délicieuses tapas dans un joyeux brouhaha, comme El Cafe universal (C/Blanca de los Ríos, 1. Tél.95 422 47 70) ou encore Los Coloniales (Plaza del Cristo de Burgos, 19. Tél.95 450 11 37), un classique qui a son pendant près de la Cathédrale (c/ Jimios, 38. Tel.95 422 93 81) ou le Patio de San Eloy (C/ San Eloy, 9. Tél.954 22 11 48), rendez-vous de la jeunesse sévillane. A moins de commencer par le restaurant le plus emblématique du centre historique, la Casa Robles (C/Álvarez Quintero, 2. Tél. 954 213 150. Autour de 50€), réputé pour sa haute gastronomie andalouse. Un must. Pour terminer la soirée dans une ambiance authentique, rendez-vous à Las Carbonerías (Calle Levies, 18. Tél.95 421 44 60), un tablao traditionnel situé dans une ancienne usine à charbon dans le quartier de la Judería. L’endroit ne paie pas de mine, l’entrée est gratuite, les boissons servies au bar affichent un prix dérisoire tandis que sur scène évolue des artistes de flamenco, chanteurs à la voix éraillée, musiciens concentrées, danseurs passionnés qui n’ont sans doute pas le glamour des grandes scènes de la ville mais transpire le flamenco par tous les pores de leur peau. Après cette première nuit festive, une visite culturelle de la ville s’impose. A commencer par la majestueuse Cathédrale (Avenida  de la Constitución s/n.), gardienne du tombeau de Christophe Colomb, et sa somptueuse Giralda, ancien minaret reconverti en clocher après la Reconquista et devenu le symbole de la ville. L’ascension de ses quelques 90 mètres est réservée aux plus courageux mais la vue, sur toute la ville, vaut bien un petit effort. L’après-midi peut être l’occasion de flâner dans les jolies rues commerçantes du centre et les jardins du Parc Maria Luisa et découvrir la spectaculaire Plaza de España, qui servit de décor aussi bien à Lawrence d’Arabie qu’au palais de la planète Naboo de Star Wars 2. Les amoureux de tauromachie ne manqueront pas la visite de la Plaza de Toros de la Real Maestranza de Séville (Paseo de Cristóbal Colón. Tél.954 22 45 77) et son passionnant musée taurin avant d’assister à une corrida, étant particulièrement réputées celle de la Feria de Abril. Le soir, pourquoi ne pas dîner au bord du Guadalquivir dans le quartier de Triana. Le dimanche, ne manquez pas la visite de l’autre merveille de la ville, l’Alcazar (Patio de Banderas s/n. Entrée : 7,5€), le palais fortifié d’origine arabe mais transformé au fil des époques par les différents rois catholiques après la Reconquista. Le résultat est un étrange mélange de genres où l’on retrouve les patios, les mosaïques, les mocarabes et les murs « brodés » de style mudéjar du XIVe mais aussi des salles aux grandes tapisseries classiques du XVIe. Avant de repartir, laissez-vous bercer par une promenade en calèche pour clore ce week-end magique. Sandrine Morel

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