Trois architectes espagnols sur quatre prêts à quitter le pays

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Une récente étude du Sindicato de Arquitectos de España (SARQ) révèle les mauvaises conditions de travail et l’important taux de chômage dans le secteur, qui pousseraient de nombreux professionnels à s’expatrier. Explications. Dégradation du marché espagnol En Espagne, la crise économique de 2008 a touché de plein fouet le secteur de l’immobilier et de l’urbanisme. Deux ans après, la situation ne semble pas s’améliorer, et amène de nombreux architectes à s’interroger sur une éventuelle expatriation. Selon l’étude du SARQ, 73% d’entre eux étudient la question, tandis que 18% ont déjà franchi le pas. La destination la plus souvent évoquée est l’Allemagne, suivie de l’Angleterre, de la France et des Etats-Unis. Pour la moitié des personnes interrogées, le facteur déclencheur de l’émigration est la dégradation des conditions de travail dans le secteur en Espagne, largement aggravée par la récente crise économique. Le fléau des “faux indépendants” Une autre étude, publiée en novembre dernier, révélait que 32% des architectes et urbanistes étaient au chômage, 14% d’entre eux occupent un emploi n’ayant rien à voir avec leur formation, tandis que 26% travaillaient sous le statut “autónomo” (auto-entrepreneur) sans vraiment l’être. Ce sont les “falsos autónomos” (faux indépendants). Ils travaillent pour un cabinet qui les pousse à se mettre à leur compte, afin d’économiser charges et contraintes qu’impliquent un salarié. Un contexte que ne supportent plus les architectes espagnols, qui espèrent trouver à l’étranger de meilleures conditions de travail et un poste plus épanouissant.   Aurélie Chamerois

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