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El jardín de Serrano, une opération de “rebond” qui ne satisfait pas l’appétit d’Uniqlo

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Le groupe japonais Fast Retailing a scellé la location de l’ancienne galerie marchande de Madrid en septembre 2017. Deux ans plus tard, la société ouvre ses portes tout en cherchant toujours des activités à Madrid. (EjePrime)

Tadashi Yanai réalisera aujourd’hui l’un de ses objectifs: ouvrir dans la capitale de l’Espagne, le royaume de Zara. Le fondateur de Fast Retailing, le groupe propriétaire d’Uniqlo, s’est fixé pour objectif de devenir le numéro un mondial de la vente au détail de mode. Pour ce faire, l’entrée sur le marché espagnol est essentiel. Deux ans après son ouverture à Barcelone, Uniqlo ouvre aujourd’hui son premier magasin à Madrid. La chaîne est installée dans l’ancienne galerie commerciale d’El Jardín de Serrano, après une longue réforme et être arrivée à une opération de rebond.

L’intérêt de la marque japonaise pour la capitale espagnole remonte à 2009, lorsque Madrid est apparue à côté de Barcelone (où elle a ouvert son premier magasin en octobre 2017) et de Milan comme objectifs principaux de l’ouverture de magasins. Depuis lors, la société dirigée par Yanai “a cherché un lieu qui réponde à ses exigences en matière de localisation, d’aménagement et de conditions économiques“, ont expliqué à EjePrime des sources proches de l’opération.

Le quartier de Salamanca, où le magasin a ouvert ses portes ce mercredi, n’était cependant pas la première option pour Uniqlo. “Son intention a toujours été d’ouvrir ‘au centre’ de Madrid”, expliquent les mêmes sources. Le principal problème rencontré par la société est que, dans un domaine comme dans l’autre, l’offre de grands locaux est rare.

L’ouverture a été “forcée” car Uniqlo payait déjà des intérêts

En 2017, la société a conclu un accord avec Hermanos Revilla pour la location des galeries El Jardín de Serrano avec un contrat soumis au départ de tous les anciens locataires. Les galeries avaient également suscité l’intérêt d’autres grands groupes de distribution de mode tels que H&M et Primark.

Après la réforme en profondeur entreprise ces deux dernières années, le bien est passé de galeries multi-locales à trois locaux uniques dotés d’entrées indépendantes depuis la rue. Ainsi, les deux autres espaces seront occupés par la marque horlogère suisse Franck Muller et les bijoux Aristocrazy.

Un consultant connaissant l’opération explique qu’Uniqlo a signé un “manque relativement faible” qui a expiré avant la fin des travaux et qui a provoqué l’ouverture de “marches forcées car elles payaient déjà un loyer”. En ce sens, Uniqlo versera à Hermanos Revilla un revenu annuel de 2,5 millions d’euros pour les locaux, comme annoncé lors de la signature.

“Peur de Zara”

Si la stratégie d’Uniqlo comporte déjà une forte aversion pour le risque, l’entreprise est encore plus prudente en Espagne. En ce sens, une autre des sources consultées explique que la société “a peur de Zara, elle ne fait donc pas de folies ni ne prend de risque”.

Cette stratégie ultraconservatrice explique pourquoi il a fallu huit ans à la société japonaise pour ouvrir son premier magasin en Espagne. Le lieu, situé au coin de Paseo de Gracia et de Gran Vía, a été choisi après une intense recherche dans le centre de la capitale catalane, où quatre bâtiments situés entre Gran Vía et Portal de l’Àngel ont été étudiés en profondeur. 

De même, la société japonaise a mis deux ans de plus à se poser à Madrid, un marché en profondeur depuis “quatre ou cinq ans”, mais dans laquelle elle n’a pas trouvé de local dans les bonnes conditions.

À la suite de cette ouverture, Uniqlo disposera de trois magasins en Espagne, celui mentionné dans le Paseo de Gracia, un autre magasin situé dans le centre commercial Les Glòries à Barcelone et ouvert en novembre 2017. En outre, la société finalise actuellement l’ouverture d’un autre établissement dans le centre commercial Pedralbes Center dans la capitale catalane.

En tout cas, la société dirigée par Yanai “continue de rechercher activement Madrid et Barcelone” mais “à son rythme” pour continuer à planter des graines dans le jardin privé d’Amancio Ortega.

Source et suite: EjePrime

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