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Les scénarios envisagés par Deloitte de l’impact du covid-19 sur le retail

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Les Espagnols envisagent déjà la fin de la crise sanitaire. (idealista/news)

Les Espagnols ont déjà en vue la fin de la crise sanitaire, bien qu’une autre préoccupation de la société est de savoir comment l’économie du pays sera relancée. Le retail, à l’exception de l’alimentation, est l’un des secteurs qui a été le plus durement touché par cette mise en quarantaine, avec une réduction des ventes de plus de 75 %. Selon le rapport “Impact et scénarios de reprise de la consommation et de la distribution” préparé par Deloitte, trois scénarios de reprise pour les commerces sont envisagés et la reprise totale n’est pas attendue avant février 2021.

Premier scénario : l’endiguement rapide

Après la fermeture de 8 à 10 semaines de toutes les entreprises, on s’attend à ce que, fin avril, certaines catégories de retail qui ont été forcées de fermer au début du confinement, comme les centres de remise en forme, les magasins d’électronique ou les magasins de mode, soient normalisées. Selon Deloitte, la première reprise aura lieu en juin, avec des achats massifs dus à une période de consommation refoulée (mode, beauté, luxe, maison) et une stabilisation rapide en été. Bien que le e-commerce se développe, la demande n’est pas suffisante pour amortir la chute.

Le retail devra faire face à un stock accumulé qui devra être écoulé par le biais d’offres et ce problème devra être aggravé par des ERTE occasionnels et la limitation des dépenses promotionnelles, principalement dans les campagnes publicitaires et les nouveaux lancements. Toutefois, l’impact financier peut être amorti grâce à l’aide des gouvernements et à la réaction rapide des entreprises.

Deuxième scénario : une année perdue

Dans le second scénario dessiné par Deloitte, la normalisation est attendue dans la période d’avril à juin. Bien que la reprise soit lente et que la demande continue d’être affectée jusqu’en 2021. Le e-commerce parvient à canaliser une partie des ventes pendant le confinement (10 %) et accélère sa pénétration après la crise.

Du côté de l’offre, les rabais ne suffisent pas à éliminer les stocks excédentaires, ce qui conduit à l’application de ERTE et au gel des projets stratégiques jusqu’au dernier trimestre de l’année, sauf dans le domaine numérique. Les aspects les plus négatifs attendus sont les fermetures (principalement de petits magasins) et les changements dans le concept des magasins physiques (nombre, concept, magasins phares, etc.).

Pour faire face à la chute, une attention maximale est attendue pour le canal en ligne, avec une plus grande flexibilité dans les retours et les frais d’expédition, une innovation dans les méthodes de livraison et des promotions spéciales. En ce qui concerne l’impact financier, les lignes de crédit ainsi que les mesures sévères visant à contenir les dépenses des entreprises parviennent à freiner certaines des tensions sur les liquidités générées.

Troisième scénario : l’économie de guerre

Ce scénario est le moins optimiste. Le reste de la consommation est limité pendant l’année à des catégories spécifiques (vêtements pour la maison, fitness, santé, électronique, jouets, maison, etc.), 2021 étant également une année de récession due à la perte de pouvoir d’achat et aux changements structurels de la demande. Les achats en ligne se consolident pendant le confinement et prennent du poids en 2021, mais pas assez pour amortir la chute.

Quant à l’ajustement de l’offre au cours du dernier semestre, la plupart des ventes seront réduites au canal en ligne, avec des secteurs tels que la mode et le luxe. A tel point que le stock est réservé en 2020 comme marchandise de 2021.

Ce scénario prévoit également des ERTE, des fermetures de magasins, le gel de projets (stratégiques ou non) et un renforcement de la présence en ligne des marques, avec leur incorporation dans les plateformes market places.


Source et suite : idealista/news

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