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MARCHÉ IMMOBILIER À MAJORQUE – COVID-19

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Dans le cadre de la crise sanitaire actuelle, la signature de nombreuses opérations immobilières a été suspendue et le secteur immobilier se demande ce qui va se passer après l’état d’alerte, les principaux consultants immobiliers estiment que l’investissement sera paralysé pendant quelques mois et que la reprise se fera à moyen terme.

A court terme, et en cas de résorption de la crise sanitaire en Mai, le marché immobilier reviendrait à la normale en Juin, enregistrant une réactivation drastique des opérations. Cependant, dans le pire des cas, il serait compromis jusqu’à la fin de l’année.

Les expériences précédentes d’autres crises nous ont fait apprendre beaucoup de choses, et notamment qu’après les moments les plus critiques, la reprise du secteur a toujours été très intense, même plus élevée que prévu. Compte tenu de la volatilité actuelle des marchés financiers et les faibles taux d’intérêt, nous pensons que le positionnement du secteur immobilier en tant qu’investissement devrait être renforcé après cette période.

La politique monétaire de la Banque Centrale Européenne (BCE) et d’autres Banques Centrales semble indiquer que les taux bas devraient se prolonger. En outre, de nombreux Gouvernements ont appliqué un plus grand assouplissement fiscal. La combinaison des deux devrait soutenir de nombreuses économies et empêcher qu’un coup beaucoup plus fort pour la croissance économique se produise.

Le fait d’avoir récemment traversé une crise économique mondiale a aidé les Gouvernements et les Banques Centrales « à savoir faire face à l’incertitude et ils agissent rapidement pour mettre en œuvre des mesures pour lutter contre cette situation économique » comme l’a indiqué Amandine Orsoni, responsable de la marque IPS. Même si cette situation est exceptionnelle, elle n’a rien à voir avec la crise de 2008, à l’époque personne ne se souciait des agents immobiliers, ni des petites et moyennes entreprises et obtenir un financement était une mission presque impossible. Une situation complètement différente de la situation actuelle, aujourd’hui on n’a souffert qu’un un arrêt temporaire de l’activité.

Les mesures adoptées par le Gouvernement ne résolvent qu’une partie du problème. On demande l’adoption d’une série de mesures qui auraient signifié une injection immédiate de liquidités aux entreprises et aux travailleurs, telles que l’annulation du paiement des cotisations sociales pour le mois de Mars, le report du paiement de l’IRPF (l’impôt sur le revenu des particuliers) et une jurisprudence claire pour faciliter les processus de négociation avec les banques en ce qui concerne le moratoire sur les crédits hypothécaires sur le logement principal.

Les principales agences immobilières ont profité de la crise sanitaire pour planifier la manière dont elles vont gérer les prochains mois après l’arrêt de l’activité économique. L’impact du coronavirus dépendra de la durée du confinement et de la limitation à la liberté de circulation des acheteurs internationaux. Cependant, nous prévoyons que l’impact sur le segment moyen et sur le segment élevé du marché immobilier sera de court à moyen terme. En raison de la chute des marchés financiers et de la baisse sans précédent des taux d’intérêt, nous sommes convaincus que le secteur immobilier continuera d’être l’un des actifs les plus intéressants pour les investisseurs.

On estime que le Covid-19 devrait réduire le nombre de transactions immobilières au cours des prochains mois, ce qui entraînera la disparition de nombreuses agences immobilières dans la région, mais « les enregistrements historiques des prix moyens indiquent qu’on ne remarquera à peine un changement de la valeur des propriétés », comme l’a indiqué Amandine Orsoni.

Ce qui inquiète davantage dans la conduite du marché c’est l’impact des taux de chômage ou de l’industrie touristique. Un ralentissement du marché va se produire, mais il s’agit d’une situation temporaire et donc la demande se rétablira bientôt, encouragée par le manque d’offre.

« Le marché est maintenant entre les mains d’acheteurs avec liquidités. L’acheteur national continuera à être le protagoniste, tandis que les investisseurs étrangers analysent actuellement l’offre, à la recherche de bonnes opportunités d’investissement », affirme Amandine Orsoni responsable de l´agence IPS.

La variation du prix du logement dépendra de l’évolution de l’emploi, du PIB et des taux d’intérêt. Lorsque ces variables descendent, le prix du logement baisse. Cette variation finale des prix sera plus ou moins élevée selon le temps qui durera la récupération, nous sommes donc confrontés à une crise temporaire en forme de U, où tout dépendra du temps. Plus longtemps l’activité économique sera arrêtée, plus la baisse des prix sera importante.

MORILLON AVOCATS. morillon.es

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