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Mujeres Avenir met les Femmes-Chefs espagnoles et françaises à l´honneur

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Ce mardi 22 octobre l’association franco-espagnole Mujeres Avenir organisait un débat sur la place des femmes dans la gastronomie.

De grandes femmes chefs comme Isabel Maestre, Pepa Muñoz ou encore Annett Teich avaient répondu présentes à l’invitation de María Luisa de Contes, fondatrice de Mujeres Avenir.

Le débat, animé par Isabel Mijares (œnologue espagnole de grande renommée) et Véronique Fernández de Córdova (conseillère en vins de los Herederos de Marqués de Riscal), toutes deux membres de l’association; amenait l’assistance à réfléchir sur les rôles et les défis que doivent affronter les femmes dans une industrie aussi compétitive que celle de la gastronomie. 

10% des restaurants étoilés sont dirigés par des femmes

C’est le constat réalisé dès l’introduction du débat. Seuls 10% des restaurants étoilés présents dans le Guide Michelin sont dirigés par des femmes. Et elles ne sont que 13 à avoir obtenu 3 étoiles Michelin en 80 ans d’existence du guide.

Comme les chefs l’ont déclaré, la place de la femme dans la gastronomie est encore trop faible. Si nombreuses d’entres elles débutent un apprentissage, peu arrivent à briser le plafond de verre, ce frein invisible qui les empêchent de progresser aussi vite que les hommes, et à se faire un nom parmi les chefs hommes. Et l’on retrouve cette même situation aussi bien en Espagne qu’en France.

“L´homme est un chef, la femme est une cuisinière.”

Parmi les intervenantes de la soirée: Annett Teich. Née à Saint-Pétesbourg, elle travaille à Montagnac, en France. Elle a été honorée comme première chef de France par les Jeunes Restaurateurs d´Europe, une organisation créée en 1974 qui met à l’honneur les grands talents.  Pour elle, il s’agit d’un problème de société qui impose des pressions sur les femmes, comme celle d’avoir des enfants. “Comme j´ai deux enfants je suis un risque pour la banque. Je me suis donc moi-même payée mon entreprise.” Elle regrette que ces freins bloquent n’importe qu’elle femme d’accéder à la gastronomie. 

Mais aussi d’un problème de perception de la femme qui, pour la société, ne peut être qu’une cuisinière et non une chef. “L´homme est un chef, la femme est une cuisinière.” Annett Teich en appelle donc à une discussion sur l’usage des termes à employer mais aussi à une meilleure médiatisation des femmes chefs. “La gastronomie est à la base une passion commune qui ne devrait pas diviser selon le genre.” 

Femme-Chef ou Femme-Cheffe ? 

L´éternel accord masculin/féminin peut aussi faire polémique sur ce terme. Il est de coutume de parler d´un “Chef” pour un homme et pour une femme, contrairement à d´autres comme “acteur” ou “chanteur” qui ont un double féminin.

95% des médias français continuent à employer le mot “Chef”. Mais c’est aussi le cas des organisateurs de gastronomie féminine ou encore certains films comme celui de Vérane Frédiani “A la Recherche des Femmes-Chefs”, qui utilisent “Femme-Chef” plutôt que “Cheffe”. Néanmoins, il est possible d´utiliser le terme “Cheffe” comme apories. Même s’il ne figure pas dans Le Larousse, ce terme devrait être de plus en plus employé au vu de la médiatisation grandissante des Femmes-Chefs.

 

Laetitia Salendres

 

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